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03 April 2011

Pool




J'espère que c'est lisible...
Hope it's legible...

From top to bottom:

Air/sea pollution - Endangered species - Diseappearance of fossil resources - Green house effect .
Deforestation - Hurricane - Tsunami.
Earthquake - Nuclear.
Global Indifference.
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18 January 2010

Avatar…

En fait, Avatar c’est Pocahontas futuriste version schtroumph!

Ouais, je l’ai vu, c’est bien mais j’aurais  coupé une bonne heure, 2h30 c’est trop long je trouve et puis le scénario est un peu gnangnan, c’est du déjà vu, oh tiens allez je vais oser, je peux? Ce film est un peu chiant! Allez, c’est dit! En tout cas, pas de quoi l’hosanner (on peut dire hosanner? J’aime bien les néologismes) comme l’ont fait les médias… Bon, et puis peut être qu’en 3D cela change tout, mais il parait que les lunettes font mal aux yeux! Ah ben on peut pas tout avoir non plus!!

Allez ciao, tiens voici une image glanée je ne me souviens plus où sur le net, et qui résume bien le film.

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10 October 2009

Musicothérapie – La harpe thérapie

Ouest-France du 2 juillet 2009

À l'hôpital, sa harpe fait du bien

SIDE_2765930_1_apx_470__w_ouestfrance_ Esther Griffioen joue d'une toute petite harpe, lovée contre elle. Souriante, sûre des effets des notes de son instrument sur les corps et les esprits.

Chaque semaine,Esther Griffioen pousse les portes du service où l'on traite les cancers, au centre hospitalierde Vannes. Musicothérapeute,elle joue de la harpe.Une thérapie tout en douceur qui fait son effet. « C'est surprenant dans un hôpital, mais apaisant », dit un patient.

Midi à l'hôpital de Vannes. Les chariots livrent les plateaux-repas dans l'effervescence. Des portes s'ouvrent sur le long couloir, se referment sur des sourires, des infirmières se croisent.

Soudain... De la harpe. Les notes enveloppent le service d'oncologie, où l'on traite des malades atteints du cancer, se faufilent dans les chambres, font taire les chariots. Inondée par la lumière d'une fenêtre, Esther Griffioen apparaît, surréaliste, au fond du long couloir. Elle joue d'une toute petite harpe qui fait corps avec elle. Nelly, l'infirmière, s'approche à pas feutrés : « Il va falloir arrêter... Un monsieur est très fatigué. »

Esther comprend. Depuis un an et demi, elle se rend à l'hôpital chaque semaine. Grâce à l'association Faire face ensemble, qui entoure les malades atteints de cancer, elle a pu entrer dans ce service avec sa harpe thérapeutique.

Ainsi, à 42 ans, « je suis enfin à ma place, ici ». Cette Néerlandaise, installée dans le Morbihan depuis dix ans, a donné du sens à sa vie dès lors qu'elle a délaissé « l'encombrante harpe de concert. Sur Internet, comme un signe, je suis tombée sur la harpe idéale et l'unique formation au monde de ' harpe thérapeute '. Ce que j'ai toujours voulu faire ! »

Ces harpes thérapeutiques « ont été travaillées pour qu'il n'y ait pas de sons stridents. Même les personnes sous morphine, ultrasensibles, ne sont pas agressées ». L'instrument est peu encombrant. La harpiste peut jouer et évoluer « partout où les gens ont besoin de cette musique. Ses vibrations sont celles qui se rapprochent le plus de celles du corps humain ».

Esther met en pratique sa formation de harpe thérapie, suivie aux États-Unis, après deux ans et demi de travail. Le principe : c'est « la musique qui fait le pouls ». Musicienne de formation classique, elle a étudié et approfondi une douzaine de répertoires, de tous styles, de toutes époques. Attentive à une respiration, à une expression, à une tension, elle adapte les notes, les mélodies, les rythmes « aux patients, à leurs états émotionnels ».

Depuis qu'elle a commencé à jouer, la musicienne thérapeute observe « les respirations se régulariser, les visages de souffrance se détendre, des personnes qui ne communiquent plus, s'éveiller ».

« Je sensles vibrations »

C'est ce que disent aussi Sylvie et Guy, des patients. Esther les a rejoints dans la salle commune. Ils sont assis autour de la grande table. Sylvie noircit les cases d'un jeu fléché « pour passer le temps », le temps du traitement. Elle qui se dit « patiente et positive », apprécie, dans un grand sourire, « un peu de musique relaxante ».

Esther pince et effleure les vingt-quatre cordes qui livrent une mélodie cristalline. Sylvie pose son crayon. « Ça me fait penser à la forêt de Brocéliande, au vent, aux feuilles ! » Et, l'instrument contre elle, improvise un « quatre mains » : Au clair de la Lune. « J'adore, c'est très agréable, facile. Je sens les vibrations dans mes mains. »

Guy, ancien pompier de Paris, a parfois assuré la surveillance lors de concerts, y compris de harpe. « J'ai toujours aimé. C'est surprenant dans un hôpital, mais apaisant. » Il accepte de toucher l'instrument qu'Esther a posé à plat devant lui sur la table. « Je ne peux pas me servir de ma main droite, elle me fait mal. » Mais il touche les cordes, surpris de « sortir des sons pareils ».

Les infirmières et aides-soignantes vont et viennent. « Oh, que ça fait du bien d'entendre Esther quand on passe !, soupirent d'aise Nelly et Sabrina. On est plus zen. Le rythme des soins est comme changé. Notre rapport aux patients aussi. Tout le monde l'attend chaque semaine ! »

Ouvrir les portes de ce service de quinze lits à une musicothérapeute est « bénéfique à tous ceux qui sont ici, a pu constater David Le Roux qui encadre l'équipe paramédicale. C'est faire entrer la vie extérieure à l'hôpital. C'est une plus value pour les patients qui, en majorité, apprécient. Et la harpe, c'est un symbole, surtout ici en Bretagne. »

De l'avis d'un des oncologues qui œuvre dans cet hôpital de jour, « la harpe thérapie crée une atmosphère de nature à apaiser les angoisses des patients ». Le Dr Vuillemin affirme qu'« elle fait l'unanimité dans la communauté soignante et tient, sans nul doute, à la personnalité de la harpe thérapeute ! »

Et, alors, la musicienne de rêver à des concerts de harpe à l'hôpital avec les patients, les médecins, les infirmières, « comme aux États-Unis ». Elle imagine une myriade de harpistes qui joueraient de chambre en chambre...

Isabelle JOHANCIK.Photo : Thierry CREUX.

 

Une petite vidéo pour compléter la note. Ici, on est au Kansas et une religieuse (sœur Sheila Taylor) joue de la harpe pour les malades dans le service d’oncologie.

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08 October 2009

Berlusconi s'attaque aux juges «de gauche» et au président Napolitano

Aurait-il touché le fond??

Article tiré du journal Libération du 8.10.09 :

Après la décision de la cour constitutionnelle, qui a levé son immunité pénale, le chef du gouvernement italien tente de se défendre en mettant en cause l'impartialité de ses adversaires.

On se souvient de Marcel Dassault fustigeant les magistrats du Conseil constitutionnel«tous des socialistes» – qui l'avaient rendu inéligible pour un an. Silvio Berlusconi, le chef du gouvernement italien, a adopté la même ligne de défense mercredi soir, après une décision de la Cour constitutionnelle qui l'a privé de son immunité pénale.

Sortant de sa résidence romaine, Berlusconi, traits tirés et visiblement fatigué, accuse «11 des 15 juges» de la Cour constitutionnelle d'être «de gauche». Pour lui, pas question de démissionner, puisqu'il a «le soutien de 70% des Italiens».

Autres cibles de Berlusconi, la presse «à 72% de gauche», les émissions politiques à la télévision et même le chef de l'Etat, Giorgio Napolitano: «On sait de quel côté il est», lance-t-il.

Fait extrêmement rare, le Quirinal, résidence du chef de l'Etat, réplique aussitôt d'un communiqué cinglant et lapidaire : «Tout le monde sait de quel côté se trouve le président. Il est du côté de la Constitution, et il exerce ses fonctions avec une impartialité absolue, dans un esprit de collaboration loyale avec les intitutions».

Réponse de Berlusconi : «Je ne ne suis pas intéressé par ce qu'a déclaré le chef de l'Etat, je ne suis pas intéressé... J'ai l'impression qu'on se moque de moi et ça ne m'intéresse pas. Point final.»

Cette attaque contre le chef de l'Etat, rarissime en Italie, a indigné l'opposition de gauche: «Ce sont des paroles inimaginables dans tout autre pays et aussi en Italie jusqu'à il y a quelques années», déclare le secrétaire du Parti démocrate Dario Franceschini, qui dénonce un «comportement tout à fait irresponsable».

Vétéran de l'antifascisme et ancien membre du Parti communiste italien, Giorgio Napolitano, 84 ans, a été l'un des principaux artisans du tournant réformiste qui a fait du PCI une formation sociale-démocrate. Ancien président de la Chambre et ex-ministre de l'Intérieur, est reconnu pour sa modération, sa prudence et son sens de l'Etat.

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07 October 2009

Toutous

 

L’autre soir en regardant un film, j’ai dessiné quelques toutous! :-)

Et la bonne nouvelle de la journée c’est que l’immunité de Berlusconi a été annulée par la Cour constitutionnelle italienne! HAHA!

http://news.bbc.co.uk/2/hi/europe/8295716.stm

Toutous

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25 September 2009

Berlusconi, le bouffon de l'Europe

Berlusconi, le bouffon de l'Europe
Par Delphine Saubaber, Vanja Luksic, publié le 08/07/2009 L'Express

 
230Au sein de l'UE comme du G8 qu'il accueille ce mercredi à L'Aquila, le président du Conseil italien est une anomalie. Sous les scandales et les berlusconades, il ploie mais ne rompt pas. Et une majorité d'électeurs semble lui garder confiance. Retour sur une étrange fascination qui, depuis quinze ans, résiste à tout.

Sa femme l'a accusé de frayer avec des mineures, des "vierges offertes au dragon". Des escort girls ont déballé, urbi et orbi, leurs prestations tarifées avec le président du Conseil - des bacchanales dignes d'un empereur décadent, des harems de gourgandines faisant la ola autour de "Papi" sous des nuées de papillons. C'est munificent, ça sent le stupre, on se croirait dans Le Satiricon.


Mais les scandales en série n'ont pas entraîné la chute de l'éloquence et Silvio Berlusconi, qui crie au complot et a annoncé qu'il reviendra bientôt "come nuovo" (comme neuf), rit toujours: "Je suis comme je suis et je ne changerai pas, les Italiens m'aiment comme ça", clamait-il, la main sur le coeur, à la veille de ce G8 qu'il préside, cette semaine, dans L'Aquila sinistrée (Abruzzes).

Un G8 menacé par les répliques sismisques, au propre et figuré, pour lequel le président de la République, Giorgio Napolitano, a d'ores et déjà appelé à la "trêve des polémiques", tant il sait l'image du pays écornée, dans le monde, par les bouffonneries de Berlusconi. Malgré la large victoire de son parti aux européennes, sans appui, celui-ci n'a pas réussi à placer son poulain à la tête du Parlement européen. "Les scandales de ces dernières semaines n'ont pas aidé l'Italie", euphémise le chef de file des libéraux-démocrates à Strasbourg, le Britannique Graham Watson.


Mais Silvio rit, donc, toujours, de ce rire enjôleur et fracassant, qui est sa stratégie de conquête, son arme fatale, sa berceuse, son artifice, son autobiographie en perpétuelle expansion, sa promesse de happy end, sa romance avec l'Italie: "Les Italiens veulent de moi parce que je suis bon, généreux, sincère et loyal", bétonne-t-il encore, tel le Messie.
Et, d'une certaine manière, les chiffres lui donnent raison: 36 % pour son parti aux européennes, même s'il n'a pas obtenu les 45 % escomptés; le centre-droit a encore progressé aux municipales et provinciales partielles, il y a quelques semaines. Ces deux derniers mois, la popularité de Berlusconi n'a été qu'égratignée, passant de 51 à 49%. Commentaire d'un sondé: "S'il résout nos problèmes, il peut avoir toutes les filles qu'il veut."


Alors l'Eglise peut bien s'alarmer, l'opposition prédire le "crépuscule du Cavaliere", les commentateurs étrangers ressasser qu'un tel scandale aurait déjà terrassé n'importe qui... Qu'adviendrait-il d'une Angela Merkel photographiée avec des gigolos en string au bord de sa piscine ou de Nicolas Sarkozy s'il était surnommé "Papounet" par une lolita? Mais Sua Emittenza n'est pas un politicien ordinaire. "Le sultan Berlusconi ne tombera pas, il est le patron, à l'ancienne, de tout le pays", ironise le politologue Giovanni Sartori, qui parle d'un "régime de cour".


Cent fois, on l'a cru mort; cent fois, il a ressuscité. Dans une Italie qui ne croit pas en la politique (25% d'Italiens associent le mot à "dégoût" et 22% à "colère"), il échappe à l'archétype du pouvoir : personnage hollywoodien, enchanteur excentrique, comique troupier, coach mental, compère de comptoir, illusionniste polyglotte frappé du syndrome de Zelig - le pouvoir de se transformer au gré des attentes - Berlusconi a inventé un nouveau modèle de dirigeant, un politique-people qui crève l'écran depuis quinze ans, et dont les farces étouffent, bien souvent, les vrais problèmes du pays, et couvrent le bruit des casseroles.


Les juges établissent, encore récemment, que son ancien avocat David Mills a été corrompu, 600 000 dollars pour faux témoignage? Et alors? Berlusconi ou l'homme-spectacle qui a embrassé et compris le pays comme personne, l'a accoutumé à sa présence et se heurte peut-être, aujourd'hui, aux limites de son propre système.
Depuis quinze ans, Berlusconi, adulé ou haï, fait vivre à l'Italie une passion comme on n'en connaît qu'une, un tango fusionnel et scandaleux. Ce fut comme une apparition, dans un paysage dévasté.

1994: la classe politique est à terre, décimée par l'opération anticorruption "Mains propres". Balayés les grands partis, les piliers, la Démocratie chrétienne et le Parti socialiste. A coup d'attentats, la Mafia fait saigner le pays. L'Italie est écoeurée par ses scandales, sa violence... Et voici le rédempteur! L'entrepreneur, alors âgé de 57 ans "descend dans l'arène politique", selon l'expression consacrée, jure de sacrifier la "dernière partie de sa vie humaine à son pays", promet "un nouveau miracle italien" et parle au peuple abandonné.

Il le rassure. Inaugure, surtout, un style. Il déchire le voile de l'hypocrisie démocrate-chrétienne (DC), rompt avec son parler sacerdotal, à l'opposé d'un Giulio Andreotti, l'ex-homme fort de la DC, sphinx aux airs de chattemite. Il joue la voix du peuple face à l'Italie des intellos - communistes et catholiques.

Berlusconi le magnat fait souffler le vent nouveau de la télévision commerciale, devenue l'agence principale de socialisation du pays, du kitsch, des jeux, des "veline", ces show-girls à moitié nues sur les plateaux. Il n'énonce pas des raisonnements mais des slogans publicitaires. Il crée du mythe. Pas d'intermédiaire entre lui et le corps social: les autres, ces "mystificateurs", ces "couillons", sont remisés dans "une conjuration de l'internationale de l'ordure et de la calomnie". Comptez dedans les magistrats, la gauche, les médias non complaisants...
Plus qu'un contenu, son corps politique et télévisuel est un contenant, fluide, s'adaptant à la cible, à une Italie profondément fragmentée, divisée, élastique. Un réceptacle unificateur, en somme, où les gens se mirent dans leurs rêves: la réussite qu'il incarne, sa jeunesse éternelle, sa roublardise, sa revanche, aussi, sur un Etat et une bureaucratie dont on se défie.

"Il nous évite de penser et de réfléchir à nos problèmes, grince Fabrizio, un chauffeur de taxi. Et puis une pute de plus ou de moins, ça change quoi? La vérité, c'est que j'aimerais être à sa place." Bref, Silvio Berlusconi fait du fantasme un projet, d'un parti, une armée de tifosi, et il révolutionne la communication politique. Sans jamais prouver, aux affaires, sa capacité de réformer et de moderniser l'Etat.


Berlusconi a révolutionné la communication politique

"Nous étions des pionniers. Berlusconi a tout inventé! se souvient, avec émotion, une collaboratrice de la première heure, la responsable de son image, Mity Simonetto. En 1990, le faiseur d'image n'existait pas en Italie, pas plus que ces slogans très directs, sans langue de bois, qu'il a inaugurés dans ses spots électoraux, comme "Meno tasse", (Moins de taxes).

A l'origine, cette blonde pétulante travaillait pour une télé privée milanaise que Berlusconi a rachetée et qui est devenue Italia Uno, l'une des trois chaînes de son groupe Mediaset. Il a fait de Mity une dévouée: "Je me rappelle encore son discours au personnel. Il nous transmettait son enthousiasme, sa pensée positive. Je me suis dit: cet homme est extraordinaire."

En 1994, devenu chef du gouvernement, Berlusconi la nomme responsable de l'"ufficio immagine" (bureau image). "En réalité, nous étions deux, ma secrétaire et moi. Et la bureaucratie du palais Chigi (siège de la présidence du Conseil) a mis du temps à reconnaître ce nouveau service! Notre courrier était renvoyé à l'expéditeur avec la mention 'Inconnu'".
Pendant des années, Mity Simonetto rachète aux agences des tonnes de photos qu'elle n'estime pas assez flatteuses pour le champion, "d'un point de vue esthétique", précise-t-elle. Avant de regretter: "Avec les photos numériques, c'est impossible." La preuve: Berlusconi a récemment demandé la saisie de milliers de clichés volés lors de fiestas dans sa Villa Certosa, en Sardaigne - son Berluscoland, ses palmeraies, ses lacs artificiels et son amphithéâtre - lieu de passage et d'ascension sociale de charters de velines.

Il dénonce une entorse intolérable à sa vie privée. Mais surtout au conte de fées qu'il peaufine depuis le début, lui, le héros d'"Una storia italiana", ce roman-photo de 128 pages envoyé, pendant la campagne électorale de 2001, dans tous les foyers, mettant en scène l'épopée: celle du fils d'employé de banque milanais qui a commencé par chanter sur les bateaux de croisière, avant de devenir la première fortune italienne.
Tout y passe - "L'homme, l'entrepreneur, le sportif, la politique, le caractère et les passions, les petits secrets de Silvio..." - sauf les zones d'ombre. Le portrait dessine à la fois un Italien de la rue, auquel chacun peut s'identifier, et le demi-dieu, qui, tous les matins, consulte son oracle et le pouls de son peuple via son propre institut de sondages.

Euromedia Research, dont l'optimisme semble calqué sur le sien, est dirigé par une brillante paléontologue, Alessandra Ghisleri, qui lui octroyait encore 75% d'opinions favorables au moment du séisme à Aquila, où il a couru au secours des sinistrés. Et qui lui en donne aujourd'hui encore 61%...

Des chiffres inventés? "Non, les sondages sont un outil délicat, tout dépend de la façon dont on pose les questions", tempère Renato Mannheimer, directeur d'Ispo, l'institut de référence, lequel donne 49% à Berlusconi. Il rappelle ainsi qu'en 1994, lors de la "descente dans l'arène", le Cavaliere n'avait pas hésité à asséner que 30% des Italiens l'appréciaient. "C'était alors un parfait inconnu et les vrais chiffres plafonnaient à 7%. Mais il a eu raison d'utiliser cette technique publicitaire: peu de temps après, il était bien à 30%!"
Ainsi naît le "berluscoptimisme", selon le mot du sociologue britannique Stephen Gundle, cité par Marco Belpoliti, auteur d'un récent essai, Le Corps du chef. C'est "la manipulation du temps": "A la place de la tension vers l'avenir, typique des idéologies des années 1960 et 1970, le modèle berlusconien propose l'extase du présent, un hédonisme du bien-être, de la consommation et du confort. Et tout cela dans un sourire".

Poudré de fond de teint, couronné d'implants capillaires, rehaussé de talonnettes, constamment escorté d'un bataillon de maquilleuses, Berlusconi, masculin-féminin, suit la règle du star- système: ne jamais se présenter au naturel. Il exige qu'on enfile un bas Nylon sur la caméra pour atténuer ses rides...

L'homme est un maniaque de la com': il est connu pour inspecter lui-même les WC des lieux où doivent se tenir les réunions internationales; il a fait suspendre des citrons aux arbres avec des fils transparents, en juillet 2001, lors d'un G8, à Gênes, parce que les citrons sont des fruits hivernaux... Dans le berlusconisme triomphant, le pouvoir dicte les saisons et les héros ne meurent jamais.

Il est ennuyeux, par exemple, qu'en temps de crise la télévision publique "diffuse l'angoisse et le pessimisme", a déjà expliqué Berlusconi. Il contrôle presque toutes les grandes chaînes nationales: les trois de Mediaset et au moins deux des trois du service public, la RAI. Au point que, dans le scandale des call-girls, le directeur fraîchement nommé de RAI Uno avait cru bien faire en ignorant l'affaire...

Mais la question, au-delà, c'est que "la gauche, au pouvoir, n'a jamais fait voter de loi pour lutter contre cet insupportable conflit d'intérêts entre patron de télé et président du Conseil!", tempête un berlusconien "repenti", le député Paolo Guzzanti. C'est un fait: le phénomène Berlusconi prospère sur du vide, celui de la classe politique en 1994, de l'opposition aujourd'hui. Un vide comblé, selon Guzzanti, par une... "mignotocrazia", une (putanocratie)!

Jusqu'où ira cette "politisation de la prostitution"?

"Bien des politiques ont eu des maîtresses, Kennedy, Mitterrand... Ici, c'est différent, on les fait entrer au Parlement! Aux européennes, 30 veline auraient été candidates si la femme de Berlusconi n'était pas intervenue". Des veline censées avoir des caractéristiques précises: "Blondes, peau claire, yeux bleus, genre acqua e sapone (eau et savon)", énumère Guzzanti: "Au congrès fondateur du Peuple de la liberté [le nouveau grand parti de Berlusconi], au printemps, le premier rang leur était réservé, au prétexte de rajeunir les cadres..." Un congrès qui ressemblait à la consécration d'une idole, au son sucré et puissant de l'hymne "Meno male che Silvio c'è" (heureusement que Silvio existe).

Jusqu'où ira, comme l'a écrit Vincenzo Susca, de la faculté des sciences de la communication à l'université la Sapienza, à Rome, cette "politisation de la prostitution" par laquelle "Berlusconi vend et transforme son corps, son langage et ses idées pour avoir le consensus, son but étant de faire tomber amoureux le public"?
Père d'une religion dont il est le commencement et la fin, Berlusconi est le premier homme politique italien, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, qui ait pris soin de son image "avec la même constance et continuité que Mussolini", résume Marco

Belpoliti: "Après l'ostentation obsessionnelle du corps du Duce, après la féroce et symbolique exhibition de son cadavre sur le piazzale Loreto en 1945 [où il avait été pendu par les pieds], les politiques se rendent presque invisibles [...] Avec le magnat milanais, le pouvoir [...] occupe la scène politique de façon toute-puissante à travers l'image de son propre corps."
Belpoliti parle encore du besoin du peuple de se créer des mythes, puis de les abattre. L'Italie brûlera-t-elle ce veau d'or? Au fond, Berlusconi est-il la géniale préfiguration du chef politique de demain, syncrétisme de virtuel et de modernité, ou bien un simulacre de rêve, une enveloppe sur papier glacé?
Lui qui s'est tiré de tant de tracas judiciaires, de soupçons sur des liens avec la Mafia, qui s'est fabriqué une immunité pour bouclier durant tout son mandat, qui a fait voter un certain nombre de lois sur mesure lors de ses précédents mandats, parviendra-t-il à prolonger le conte de fées?

Giuliano Ferrara, l'un de ces intellectuels séduits par le berlusconisme des débuts, directeur du quotidien Il Foglio, dont la propriétaire n'est autre que Veronica - l'épouse bafouée de Berlusconi - fait régulièrement la leçon à son ami Silvio. Cette fois, "la situation est grave", dit-il: une sorte de "24 juillet permanent". Le 25 juillet 1943, Mussolini avait été destitué par les siens.

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Silvio Berlusconi Prix Nobel de la Paix

Rions un brin!

Aujourd’hui nous allons parler de... Silvio Berlusconi!! Quel farceur celui là ! Voyons voir un peu ce qu’il nous a encore réservé comme boutade désopilante…

Ce matin en lisant le journal (D-News, journal gratuit), je lis un article sur le réchauffement climatique intitulé « L’UE met un frein à Berlusconi : les émissions de Co2 ne sont pas négociables ». Bon, je lis l’article et je découvre que ce cher Berlusconi a décidé d’en faire à sa tête, les taux d’émissions de Co2 imposées en Europe sont trop bas pour lui et il voudrait tout simplement… les augmenter ! Ben voyons !

« La tentative de Berlusconi de renégocier sous le manteau les taux de Co2 assignés à l’Italie est embarrassante : il ne veut pas accepter le fait qu’en Europe il y a des lois à respecter », commente Sandro Gozi, chef de file du Parti Démocrate au sein de la commission politique de l’UE. Pour le parti de gauche L’Italie des Valeurs, « Berlusconi revendique également la liberté de polluer ».

Quel boute-en-train ce Silvio ! Et pour couronner le tout, un comité de soutien de Berlusca s’est formé, proposant ce dernier comme Prix Nobel de la Paix 2010 !!!!!

Oui, vous avez bien lu ! Citons-les : «Nous croyons aujourd’hui que l’Italie mérite également de recevoir une telle reconnaissance et d’être dignement représentée par Silvio Berlusconi, pour son indiscutable engagement humanitaire sur le plan national et international. » Ah bon ? Ben là, il faudra que l’on m’explique, si pour eux renvoyer en prison en Libye des malheureux à la recherche d’asile politique c’est une action humanitaire, Kadhafi sera le prochain Prix Nobel de la Paix, juste après lui !!

Ils ont même créé un super site http://silvioperilnobel.sitonline.it/, où l’on voit des jeunes gens souriant illuminés d’une lumière céleste les parcourant de gauche à droite et de droite à gauche (quels effets spéciaux !) et où l’on peut chanter l’hymne italien à gorge déployée ! Allez ! Tous en chœur !!

Qu’est-ce qu’il nous fait rire ce Silvio ! Allez, moi je propose de le nommer Prix Nobel du Comique, cela lui irait mieux… Non ?

Bon, ben après tout ça, si mon blog est censuré ou disparait mystérieusement, vous saurez pourquoi !!

Djané les aminches!

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24 September 2009

Milan, du sang sur la passerelle de Valeria Marini

Du sang à l’ouverture du défilé Seduzioni Diamonds de Valeria Marini à Milan. En réalité, la passerelle s’est transformée en plateau de cinéma, en présence du public, pour accueillir le tournage de Dolls, un court-métrage angoissant du réalisateur italien originaire de Messine, Salvatore Arimatea. « C’est un projet innovant et à fort impact médiatique », explique la production, à laquelle Valeria Marini a voulu se joindre en proposant son défilé comme point central du film.

(La Repubblica - 23 septembre 2009)

Et pour ceux qui ne connaitraient pas encore Valeria Marini, la voici qui minaude. Elle a dû se faire refaire à peu près tout le corps, à part peut-être le cortex frontal… Ah nooon ne me censurez paaaas!!! Et puis tout le monde le sait, ce n’est pas une nouveauté.

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Je publie aussi les photos du défilé en question, mais je vous préviens, c’est gore, âmes sensibles s’abstenir.

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Un projet à fort impact médiatique, tu m’étonnes ! Quand j’ai vu ces photos dans le journal ce matin, j’ai eu un haut le cœur et je me suis demandée pourquoi ils s'amusaient à blesser les mannequins… Et puis mettre ça à la portée de tous, enfants compris, je me demande si c’est vraiment très sain… C’est ça la mode ? Ben si les vêtements de sa griffe sont tous tachés de sang, ça donne pas trop envie !

Allez tschüssi macht’s gut, comme diraient Die Prinzen !



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20 September 2009

Il corpo delle donne - Le corps des femmes

Aujourd'hui, je vous propose un documentaire italien réalisé par une femme : Lorella Zanardo. Pendant 25 min, l'auteure nous dresse un portrait amer de la femme objet à la télévision italienne, toutes chaînes confondues.
Ce documentaire, autoproduit et autofinancé, refusé par la Rai et Mediaset (le groupe de chaînes de Berlusconi), a été vu en deux mois sur le web par 250.000 personnes.

Personnellement, je ne regarde pas la tv italienne, justement parce que ce n'est qu'un concentré de vulgarité où la femme apparaît dévêtue et soumise, au cô d'un homme qui mène la danse et lui concède tout juste un rôle de dinde au regard bovin, se trémoussant derrière lui. Ces femmes font ainsi comprendre à toute une génération de jeunes-filles que la normalité est "soit belle et tais-toi" et que pour réussir le décolleté plongeant (siliconé c'est encore mieux), les jambes de girafes fraîchement dépilées et les lèvres pulpeuses sont de rigueur.

A la fin du documentaire, le présentateur Teo Mammucari, pour ne pas le citer, accompagné de deux jeunes femmes devant une table débordant de fruits demande à l'une d'entre elle : "Tu as un citron? Ah non, mais tu n'as même pas de cerveaux...", et les deux femmes de rire de plus belle.
Voilà ce à quoi la femme italienne d'aujourd'hui est destiné : être humiliée par des hommes arrogants, pas forcément plus qualifiés qu'elles, mais du simple fait qu'ils sont dotés d'une paire de chromosomes XY, ils jouiront de tous les avantages qu'une femme ne pourra jamais avoir, à commencer par la considération et le respect.

Voici, pour ceux que cela intéresse, le documentaire en vo sous-titré en français et le lien vers le site http://ilcorpodelledonne.net/, où vous trouverez aussi les versions sous-titrées en anglais, espagnol et portugais.


Il corpo delle donne - Le corps des femmes ; sous-titré en français (vous pouvez télécharger la vidéo avec le module "DownloadHelper" de firefox)








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